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THEME DU MOIS DE JUIN 2013
« LE COUPLE, SES CRISES ET SES CONFLITS »
Par
YVON DALLAIRE
Extraits de son livre Qui sont ces couples heureux, Ps 99-106 et 157-173
Les Editions Option Santé Enr. ; 2006

La résolution des conflits (99-106)
L’illusion de la résolution des conflits de couple a été propagée par les thérapeutes conjugaux eux-mêmes. De plus, ceux-ci ont insisté pour dire qu’il fallait résoudre les conflits au fur et à mesure qu’ils se présentaient, qu’il ne fallait surtout pas laisser pourrir les conflits. Les outils privilégiés par ces thérapeutes pour résoudre les conflits conjugaux sont l’écoute active et l’empathie, soit la capacité de se mettre à la place de son partenaire pour essayer de comprendre son point de vue et le reformuler. La majorité des thérapies de couple ont donc, jusqu’à tout récemment, basé les principes de leur méthodologie sur la communication et la résolution des conflits.

Or, plusieurs études comparatives des principales thérapies conjugales… ont démontré que les thérapies basées sur la formulation non accusatrice de sentiments, la reconnaissance de la légitimité des sentiments de l’autre, la reformulation des dires du partenaire, l’acceptation inconditionnelle de l’expression des sentiments de l’autre… ne fonctionnent tout simplement pas. Ces thérapies basées sur la résolution de conflit par l’écoute active et la communication n’auraient qu’un taux de réussite immédiat de 35 %, lequel taux baisse à 18 % après un suivi d’un an.

Preuve supplémentaire que ces thérapies sont plus ou moins efficaces, les couples heureux à long terme vivent avec des conflits insolubles et ont parfois des disputes. La différence est qu’ils ne remettent pas leur amour en question à chaque nouvelle querelle et qu’aucune de leurs querelles ne se termine par des hurlements, des insultes ou des coups. Les couples heureux ne cherchent pas à résoudre leurs conflits par la communication parce qu’ils ont appris que la majorité des conflits de couple est insoluble.

Tous les couples sont aux prises avec six sources de conflits insolubles. Ces sources sont l’éducation des enfants, la gestion financière du budget familial, les relations avec les belles-familles, la répartition des tâches ménagères, l’équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle et, finalement, la sexualité. Ces sources de conflits sont au cœur des confrontations conjugales. Ces confrontations se transforment en affrontements et en blocages permanents chez les couples malheureux. Nous verrons plus loin comment les couples heureux évitent que ces conflits insolubles ne deviennent des blocages permanents creusant un fossé de plus en plus grand entre les partenaires. Pour le moment, décrivons la dynamique classique de ces trois premiers conflits.

-Les tâches ménagères.
Il y a dans tout couple, une multitude de tâches ingrates à faire, et ce de façon routinière, tant à l’intérieur de la maison. L’analyse des études faites sur la répartition de ces tâches démontre une généralité presque comique : les femmes sous-estiment systématiquement l’apport de leur partenaire dans ces tâches et les hommes surestiment ce qu’ils font dans et autour de la maison. Il s’agit de lire n’importe quelle étude féministe à ce sujet pour s’en convaincre, surtout lorsque la définition de ces tâches ménagères néglige les tâches dites ‘’masculines’’ extérieures. Avec une telle perception, il n’est pas étonnant que les tâches ménagères quotidiennes deviennent une source quotidienne de disputes. Chez les couples malheureux, l’on constate que chacun calcule la part de l’autre et estime que l’autre n’en fait pas suffisamment. Les couples malheureux cherchent à établir la formule donnant-donnant, ce que ne font pas les couples heureux qui apprennent à vivre avec une répartition inégale et variable de ces tâches. Les couples heureux évaluent le bilan total plutôt que de s’arrêter à chaque composante de ce bilan. Les couples heureux ne perdent jamais de vue l’essentiel de leur relation : leur amour.

-La vie professionnelle versus la vie privée.
Il n’y a pas si longtemps, la femme était la ‘’reine du foyer’’, alors que le monde extérieur était le royaume de l’homme. Les femmes se sont battues et ont obtenu, avec raison, le droit à une vie professionnelle extérieure et l’homme doit maintenant partager ces deux royaumes avec sa partenaire. Ce qui n’est pas sans provoquer de nombreuses frictions, tant au travail qu’à la maison, et encore plus depuis que depuis que, grâce à la technologie informatique, de plus en plus d’hommes et de femmes travaillant à la maison. Comment alors équilibrer la vie professionnelle et la vie privée si les deux partenaires travaillent à des horaires différents et si les deux sont aussi préoccupés par la réussite de leur carrière ? Comment conserver une vie conjugale et familiale intime lorsque l’un des deux partenaires priorise sa vie professionnelle à sa vie privée, comme on le constate tout particulièrement chez la majorité des hommes et les femmes ‘’de carrière’’. Comment concilier travail et famille ? Voilà l’un des nouveaux défis des couples modernes où les deux veulent se réaliser professionnellement.

-La sexualité.
L’épanouissement sexuel constitue de nos jours l’une des raisons de la formation d’un couple, non seulement en tant que fonction reproductive, mais aussi en tant que fonction érotique. Rares toutefois sont les couples qui, une fois la lune de miel passée et un ou deux enfants arrivés, entièrement une qualité et une quantité de rapports sexuels satisfaisant les deux partenaires. Je reçois régulièrement des couples en consultations sexologique qui n’ont pas eu de rapport depuis des semaines, sinon des mois, ou dont la fréquence des relations sexuelles est très faible et irrégulière. Comment gérer la vie sexuelle d’un couple d’une manière épanouissante si, comme on le constate de façon classique, l’homme veut faire l’amour trois fois par semaine alors que sa partenaire est amplement satisfaite d’un rapport hebdomadaire ? Logiquement ? On pourrait suggérer à ce couple de faire l’amour deux fois par semaine, chacun y mettant un peu du sein. Mais cet exemple démontre jusqu’à quel point les compromis ne fonctionnent pas dans un couple, particulièrement dans le domaine sexuel. Obliger une femme à avoir deux fois plus de rapports sexuels que désiré est le plus sûr moyen de tuer sa libido. De l’autre côté, croyez-vous que l’homme qui ne satisfait que les deux tirs de son désir sexuel cessera de harceler sa partenaire pour un troisième rapport hebdomadaire ? C’est un véritable cercle vicieux. Pourtant, la majorité des couples aux prises avec un tel déséquilibre faisait l’amour jusqu’à cinq fois par semaine lors de la période de séduction. Cherchez l’erreur, non le coupable.

Pour éviter les blocages
Que faire pour éviter que les crises et les conflits inévitables de la vie à deux ne deviennent des blocages permanents ? Comment apprendre à vivre avec désaccords à vie et empêcher ceux-ci de détruire ce qui va bien dans un couple ? Tout simplement en distinguant les problèmes solubles des problèmes insolubles et en mettant l’accent sur le projet de vie du couple. Les problèmes tournent généralement autour des six thèmes dont j’ai déjà parlé.

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